Historique de l'ensemble scolaire

La Miséricorde, des Soeurs de Nevers à l'école maternellE

L'histoire de l'école qui est, aujourd'hui une maternelle de deux classes, est liée à celle de l'Institut Socio-éducatif Tourny.

Le 10 juillet 1821, l'arrivée de Soeur Appoline de l'ordre des Soeurs de Nevers, dans une vieille maison rue Barbecanne, débute l'histoire de l'école. Accompagnée de deux soeurs, elles se chargent de donner des soins et des secours aux malades , aux pauvres et aux prisonniers. (Elles fabriquaient elles-mêmes les médicaments distribués).

Après l'acquisition de divers autres bâtiments de la rue du Plantier, elles créèrent en 1845 une maison "Refuge", pour recevoir « les filles qui ont une mauvaise conduite », mais repentantes !!!

L'établissement se transforme peu à peu en Orphelinat (1846). Grâce aux dons, les Soeurs de Nevers achètent les bâtiments de l'actuelle école, en 1853, pour y établir un OUVROIR: une religieuse apprend à travailler aux jeunes filles. L'établissement acceptera des enfants pour aider l'école Saint Georges, dont les locaux sont trop petits vraisemblablement vers 1900

Saint-Front, une école chargée d'histoire.

L'école primaire Saint Front fait partie de l'ensemble scolaire « Notre Dame de la Miséricorde – Saint Front » et fête en 2009, son 120ème anniversaire !

L’école fut ouverte le 1er Octobre 1889, rue du plantier en face du Presbytère, sur l’initiative du Chanoine Mège, archiprêtre de la cathédrale. Ce furent les frères de la Doctrine Chrétienne qui en assurèrent le fonctionnement. Son successeur Mr l’Abbé Rey-Lagarde consacre une partie de son patrimoine à l’acquisition de l’immeuble rue du Calvaire auprès de la ville(1900), alors propriétaire de l’hôtel de la Douze.

Les nouvelles classes de l’école libre du Calvaire furent bénies le 25 Octobre 1898 par l’évêque.

Fin 1903, l’établissement comptait 6 classes et 200 élèves. Les frères continuèrent à enseigner jusqu’en juillet 1906.

Hôtel de la Douze : Ancien Hôtel particulier, on ignore toutefois le nom des constructeurs de cette bâtisse du XIIe au XVe siècle. Au fond de la cours de récréation on découvre un vaste bâtiment rebâti au XVIIIe dont le toit à la Mansart porte douze lucarnes posées sans symétrie.

Ce bâtiment abrite encore un théâtre sur la moitié de son premier étage.

Son élévation occidentale juxtapose des baies géminées du XIIIe, une tour polygonale d’escalier avec tourelle en encorbellement du XVe. Dans la tour les baies prennent d’enfilade la rue Aubergerie, vers l’amont et l’aval, ce qui explique que s’y conservent des banquettes de pierre de guetteurs.

Ces  bâtiments, un moment Préfecture de 1800 à 1806, puis seulement affectés à des bureaux dépendant de la  préfecture, sont occupés par la suite par la famille « La Douze », en la personne de Jean, maire de Périgueux après les Cent jours, démissionnaire en 1820, député en 1815-1816 et 1827-1830.

Romain Blaise d’Abzac de la Douze, conseiller général en 1846, son épouse étant décédée, céda la maison à leur fille Anne Jeanne Félix, épouse de Charles Fréderic Briffault.

Par la suite la demeure revint à C.A Godard, ancien précepteur des enfants d’Abzac de la Douze. Le général commandant la place de Périgueux y logea un temps. La ville en devint propriétaire puis le revendit à la paroisse Saint-Front pour y installer l’école.

Rédigé par M. Bastier
Source: "Le grand livre de Périgueux"», M. Guy Penaud, Historien.